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Tome deuxième.
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CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. ?>*] I

maritime, après lequel elle soupirait. La chose eûtété naturelle, s’il eût cherché à obtenir sa neu-tralité par une négociation; il trouva plus simplede profiter de l’-embarras où il me supposait pourlancer une proclamation ou un manifeste qui,sans me désigner, n’était que trop évidemmentdirigé contre moi. Huit jours après, il apprit lacatastrophe d’Iéna, mon entrée à Berlin , et ladestruction de la monarchie qu’il croyait capabled’ébranler la mienne; il s’empressa de chargerle ministre d’Espagne près la cour de Prusse decalmer mon ressentiment.

Pour achever de mettre le comble à mes em- L'Autrichebarras, il ne manquait que de voir l’Autriche se interventiondéclarer; elle avait certes plus de motifs fondés P ourla

1 paix.

pour le faire que le cabinet de Madrid; carcelui-ci avait du moins avec moi une commu-nauté d’intérêt, celle de s’opposer à la supré-matie maritime des Anglais et de sauver l’Amé-rique qu’ils convoitaient depuis un siècle.

Le cabinet de Vienne , au contraire, devaitêtre séduit par la belle occasion qui s’offrait dereprendre d’un seul coup de filet l’Italie et sapuissance en Allemagne . Il était trop bien avisépour ne pas en avoir l’envie ; mais divisé d’opi-nions , retenu par le parti de l’archiduc Charles,qui redoutait la guerre, et trop formaliste, ilvoulut obtenir par des négociations le temps

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