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Tome deuxième.
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370 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

tude, qui ne me donnât la mesure du dangerauquel je me trouvais exposé. Au moment où jefondais comme la foudre sur l’armée prussienneà Iéna , cette puissance menaçait de me rompreen visière. Le cabinet de Madrid , qui avait à seplaindre de moi pour avoir vendu la Louisiane aux Américains, et proposé les îles Baléares enéchange de la Sicile , fut d’autant plus indisposéque le désastre de Trafalgar laissait peu dechances heureuses à notre alliance. En butte auxreproches du commerce espagnol , qui souffraitde la clôture des mers et de la privation de sesrapports avec l’Amérique , le prince de la Paixn’aspirait qu’à changer de politique pour rétablirsa popularité.

Ce ministre, ignorant comme le sont ordinaire-ment les favoris, s’exagérait beaucoup la puis-sance prussienne ; parce que l’Espagne était tou-jours la même qu’au temps de Louis XV , ilcroyait la Prusse et la France aussi au temps deFrédéric. Menacé par le parti anglais, effrayé dela non-ratification du traité qu’avait signé d’Ou-bril, voyant en noir l’alliance de la Prusse , dela Suède, de la Russie et de l’Angleterre, contremoi, persuadé sans doute que l’Autriche ne tar-derait pas à s’y joindre, il crut pouvoir rompreles liens qu’il avait contractés avec la France , etrendre ainsi à la nation espagnole le commerce