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Tome deuxième.
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CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 3^5

soiimissioii aux volontés de l’Angleterre; le peu-ple leur répondit par des cris d’indignation et derage. Dans ces graves circonstances, mon ambas-sadeur déploya un grand caractère. Sélim envoyaà neuf heures du soir un des grands dignitairesde l’empire lui porter la résolution du divan, luitémoigner les regrets qu’il en éprouvait, etl’assurer, que les cris de la multitude dirigéscontre sa personne attestaient le danger auquelil s’exposerait en prolongeant son séjour à Con-stantinople . La réponse de Sébastiani fut noble.Repoussant les soins qu’on voulait prendre desa vie, il déclara qu’il ne partirait point si Sélim11e l’y contraignait par la force, et qu’il attendaitde sa part une résolution plus digne d’un grandprince : « Dites à votre puissant monarque,«ajouta-t-il, qu’il ne voudra pas descendre du« rang élevé où l’ont placé ses glorieux ancêtres,« en livrant lâchement à quelques vaisseaux an-« glais une ville de 800 mille âmes, qui a des« armes, des munitions, des vivres, et qui peut« les foudroyer. » Sélim, digne d’appi'écier cetteréponse, se sent électrisé; il prend la résolutionde se défendre, et fait appeler Sébastiani au divanconvoqué dans la nuit. Les sentiments généreuxde Sélim passent bientôt dans le cœur de sesministres, encouragés d’ailleurs par l’exaspéra-tion qui se manifeste de plus en plus dans la