38o NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
« en fonds, faites-le moi connaître, afin que je« prenne des mesures en conséquence. »
Fermeté de Malgré la diversion que cette guerre pouvaitm “ a ^" te ' me faire espérer, les boues de Pultusk et le car-nage d’Eylau n’étaient pas de nature à m’inspirerune extrême confiance; mais je n’en manquaipas une minute, parce que je connaissais le prixdu temps, et que mes ennemis ne l’avaient jamaisapprécié.
Je pensais bien que le moindre signe de fai-blesse perdrait tout, et j’agis comme si j’eusseété bien sûr de gagner ma partie. Satisfait desmauvaises explications du ministère espagnol,je lui demandai pour gage de sa sincérité lecontingent stipulé par le traité de St.-Ildefonse ;il m’envoya i5 à 16 mille hommes sous le mar-quis de La Bomana, qui traversèrent la France pendant l’hiver, et que mon idée était d’abordd’employer en Italie ; mais je les destinai ensuiteà garantir le nord de l’Allemagne des attaquesde l’Angleterre.
Quoiqu’il fût prudent de ne point dégarnirl’Italie , principal objet de convoitise des Autri-chiens, j’en tirai les divisions Boudet, Molitor etune division italienne, qui se dirigèrent en Saxe pour former avec les Bataves et les Espagnolsune armée d’observation sur l’Elbe . Je ne medécidai pas à évacuer Naples , persuadé que si