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Tome deuxième.
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CHAP. X. CAMPAGNE DE 1 807 . 38 T

je touchais au moindre anneau de cette vastechaîne, tout s’écroulerait bientôt. Saint-Cyr de-meura à Naples avec mon frère Joseph, et Mar-mont continua à guerroyer dans la Dalmatie contre les Monténégrins, soutenus d’une partiede la quinzième division russe. J’appelai mêmeMasséna d’Italie à la grande armée, tant j’avais àcœur de prouver à l’Autriche que l’idée d’unerupture de sa part ne me semblait pas dans lasphère des choses possibles.

Mon camp de Finkenstein fut une véritablearène diplomatique ; des négociations indirectess’y renouvelèrent avec la Russie et l’Angleterre.J’adressai une lettre au roi de Prusse pour luilaisser entrevoir ies conditions les plus favorables,s’il voulait traiter avec moi. J’espérais le détacherde la coalition, ce qui m’eût mis à même detraiter plus avantageusement avec les autres. Cesouvertures communiquées à la Russie et à l’An-gleterre conduisirent à des pourparlers.

L’empereur Alexandre n’avait compté inter-venir dans cette guerre qu’en auxiliaire, et enprofiter pour acquérir les principautés. Au lieude cela, il se voyait seul exposé à tout le poids demes forces, tandis que l’Autriche ne bougeait pas,et que l’Angleterre promettait toujours de puis-santes diversions qu’elle ne faisait jamais. Sansdoute l’intérêt de la Russie se trouvait actuelle-

Négocia-tions activesau camp deFinkenstein.