CHAP. X, CAMPAGNE PE 1807. ’ 5 c) r ]
chargé avec le xo e corps, composé de Polonais,de Badois, de Saxons et de quelques bataillonsfrançais . Lannes fut placé en observation avecles grenadiers d’Oudinot ; le 5 e corps, qu’il avaitcommandé jusque là, passa sous les ordres deMasséna, renforcé par la division bavaroise deWrède. Le siège de Dantzick, commencé le i elavril, fut poussé avec vigueur. Dès le I er mai,la place se trouva battue sérieusement et de près.L’île d’Oliva, gardée par un millier de Russes ,fut enlevée le 6 avec sa garnison. La place ré-duite aux abois demandait du secours.
L’empereur Alexandre s’était rendu , à cetteépoque , de Pétersbourg à Memel , soit pourprendre en personne le commandement des ar-mées , soit pour se rapprocher du théâtre desnégociations. Il vint s’établir à Bartenstein , etun conseil de guerre fut convoqué pour aviseraux moyens de dégager Dantzick : une attaquegénérale contre mon armée sur la Passarge futécartée comme dangereuse. On s’en tint au pro-jet de débarquer, sous la protection du fort deWeichselmunde, une division de 9 à io milleRusses sous les ordres du jeune Kamenski, etde la faire seconder par 3 à 4 mille Prussiens quis’avançaient par la langue de terre de Nehrung .
Il est rare que de tels débarquements partielset compliqués réussissent ; celui-ci échoua. Les