3g8 NAPOLÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.
Russes n’avaient qu’un moyen d’atteindre leurbut : c’était de fondre dès le lendemain sur notreligne d’investissement. Ils tâtonnèrent du 11 maijusqu’au 1 5 , et débouchèrent du camp de Neufar-wasser. Après un rude combat, le général Schrarnétait près d’ètre enlevé, quand Lefebvre accourutavec une partie du corps de siège. Le combat seprolongeait et tournait encore à l’avantage desRusses ; mais Lannes, ayant volé au secours avecles grenadiers d’Oudinot, ramena l’ennemi l’épéedans les reins jusqu’à son camp. Les Prussiens,qui se présentèrent trop tard, regagnèrent Pillau .Dès lors Kamenski n’osa plus rien tenter.
J’avais si bien prévu ce que l’ennemi pouvaitentreprendre pour sauver Dantzick, que j’avaisordonné à Mortier de quitter à la première alertela Poméranie , et de se rapprocher du siège; tan-dis que Brune, avec l’armée de réserve, s’éten-drait pour le remplacer jusqu’au-delà de Stettin .Le corps de Mortier, formé alors des divisionsDupas et Dombrouski, ayant renforcé l’armée desiège, Dantzick ne put espérer aucun secours etcapitula le 24 mai, après avoir soutenu 5 i joursde tranchée ouverte. Le siège fit honneur auxassaillants comme aux assiégés. Kalkreuth, Lefe-bvre, rivalisèrent de gloire, et la partagèrent avecles chefs du génie, ainsi qu’avec leurs soldats.
Kamenski n’avait plus rien à faire au camp de