CIIAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 3 qq
Weichselmunde après la chute de la place; illaissa ce petit fort à la défense de sa garnison,et se rembarqua.
Les mêmes succès couronnaient nos armes enSilésie , où la campagne n’avait pas été sans acti-vité durant l’hiver. Malgré les ressources consi-dérables trouvées dans les places déjà soumises,le siège de Neiss était une opération délicate.
Une garnison de 6 mille hommes, retranchéemême au-dehors de la place, exigeait, pour laréduire, un corps plus considérable que celuide mon frère Jérôme. Il avait à fournir un corpsd’observation pour contenir la garnison de Glatz,où le général Kleist déployait de l’activité , etqui fit des tentatives non-seulement pour trou-bler le siège, mais encore pour surprendre Bres-lau. Lefevre-Desnouettes parvint à déjouer lapremière de ces entreprises , et secondé par legénéral Dumui qui commandait à Breslau , ilforça également Kleit à renoncer à la seconde.
Neiss, serrée de près,capitula enfin le I er juin;la garnison, encore forte de 5 mille combattants,fut prisonnière , et nous trouvâmes dans cetteplace plus de 3oo bouches à feu.
Glatz eut son tour, et malgré sa forte situa-tion elle se rendit le 14 juin. La garnison, épui-sée et découragée par ses entreprises au-dehorsde la place, ne fit pas la résistance à laquelle