Band 
Tome deuxième.
Seite
401
JPEG-Download
 

CIIAP. X. CAMPAGNE VE l8oj. I

le personnel et le matériel étaient dans le meil-leur état. A peine se ressentait-elle des sanglantesscènes d’Iéna, de Pultusk et d’Eylau. Les Polo-nais avaient levé près de 20 mille hommes,formant deux divisions sous les généraux Dorn-browski et Zayonschek.

Les sept corps dont ma grande armée se com-posait formant 19 divisions, outre la garde etla cavalerie de Murat, pouvaient être estimés à170 mille hommes. J’avais ainsi une supérioritémarquée , dès que les troupes du siège de Dant-zick me rejoignaient avant l’arrivée du princeLabanoff.

Pour parer à cette infériorité et se donnerun bon appui en première ligne, Benningsenavait construit un camp retranché très-fort prèsde Heilsberg, à cheval sur les deux rives del’Aile. Il se composait de cinq grahds ouvrages,fermés de trois côtés, et de seize flèches ou bat-teries retranchées. Le gros de l’armée était entrecette ville et Bartenstein; la droite, sous Tolstoyentre Launen et Siegbourg; un corps à gaucheentretenait la communication avec celui d’Essen ,qui commandait toujours vers Ostrolenka . LesCosaques de Platoff couvraient tous le front.

Grâce à l’avantage inappréciable de la mer,les alliés avaient fait, du port de Koenigsberg un dépôt immense de munitions et de vivres.

11.

26