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Tome deuxième.
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4oü NAPOLÉON AU TRIBUNAL DF. CÉSAR, ETC.

Leur armée était abondamment pourvue detout; ioo mille fusils, récemment débarqués dePétersbourg et de Londres , devaient servir àarmer les Prussiens que le roi lèverait, et àremplacer aussi les pertes résultant des chan-ces de la guerre ; plus de 100 bâtiments, char-gés de munitions et de vivres, n’y laissaientmanquer de rien. C’était fort bien île se servirde Kœnigsberg comme un dépôt passager ; maiscette place, adossée au cul-de-sac du Curisliaf,n’était point convenablement placée pour en faireune base stratégique; il eût mieux valu faire re-monter les magasins à Gumbinen. Cette fauteinflua sur tous les événements de la guerre.

Mon armée, quoique moins richement pour-vue , vivait cependant assez bien , grâce à larichesse de la vieille Prusse et aux inépuisablesenvirons d’Elbing et de Dantzick.

Les Russes Telle était la situation respective des armées,quand le retour de la belle saison , la chute deDantzick et les dissidences de la politique nousfirent rentrer en campagne.

Par une inconséquence inexplicable, Bennin-gsen, qui avait négligé de m’attaquer pendantque j’étais affaibli par l’absence des corps em-ployés au siège de Dantzick, se mit en tête de lefaire après avoir reçu la nouvelle de la reddi-tion de cette place, et sans attendre l’arrivée de