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Tome deuxième.
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4o4 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

de Ney, dont la gauche fut attaquée en mêmetemps par la gauche de Benningsen, tandis quele centre de l’armée russe poussait par Wolfs-dorf pour lui couper la retraite. Si les Russes avaient agi vigoureusement, ils auraient pu serendre maîtres de la route de Guttstadt à Deppen,et dès lors la perte de Ney eût été infaillible ;mais heureusement ils manœuvrèrent avec tantde lenteur, et ce maréchal, quoique attaqué pardes forces triples , déploya au contraire tantd’énergie, de sang-froid et de courage, qu’ileut le temps de se retirer de Guttstadt à An-kendorf. Dans le même jour, la droite desRusses et le corps prussien firent des démons-trations sur la Passarge. Doctoroff se présentaavec deux divisions au pont de Lomitten, qu’unedivision de Soult défendit avec beaucoup defermeté. Le général russe, après avoir fait devains efforts pour se saisir du passage , se ra-battit sur sa gauche , soit qu’il fut rebuté, soitqu’il eût l’ordre de ne faire qu’une démonstra-tion. Il se rapprocha du corps de bataille versGuttstadt. Les Prussiens avaient été moins heu-reux encore au pont de Spanden, où Berna-dotte avait réuni tout son corps ; il parvint àles repousser, et fut blessé à cette occasion d’uncoup de feu à la tête.

Le 6, les Russes se portèrent en trois masses