Band 
Tome deuxième.
Seite
405
JPEG-Download
 

CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 4 o 5

sur Ney ; les petits lacs qui couvraient ses flancs,forçant l’ennemi à des mouvements un peu lar-ges, permirent à ce maréchal de se replier surDeppen, quoiqu’il fût menacé de tous les côtésà la fois : il réussit à y repasser la Passarge,après une lutte qui le couvrit de gloire.

Le 7 , l’ennemi demeura stationnaire en facede Deppen : j’en profitai pour réunir mon ar-mée. Je rejoignis Ney avec le corps de Lannes,ma garde et la réserve de cavalerie; Mortier s’ydirigea à marches forcées par Mohrungen ; Da-voust se lia à la droite de Ney. J’ordonnai enmême temps à Soult, qui avait rassemblé soncorps àLiebstadt, de franchir la Passarge àWolf-sdorf, afin de menacer les communications desennemis avec le camp retranché qu’ils avaientfait préparer à Heilsberg, et de les forcer par làd’abandonner sans combat les bords de la Pas-sarge. Nous opérâmes la jonction avec lui le 8à Altkirch : Benningsen ne jugea pas à proposde nous attendre;il se mit en retraite sur Gutt-stadt, où il passa l’Aile le 9 , et regagna soncamp de Heilsberg par la rive droite. Le mêmejour, Murat poussa à Glottau l’arrière - garderusse qui voulait défendre les accès de Guttstadt,où mon armée vint prendre position : nous sui-vîmes l’ennemi le lendemain en descendant larive gauche de l’Aile.

Je marche àson secours.