CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 4 *'
min direct de Preuss-Eylau à Koenigsberg . Lanness’avança jusqu’à Domnau ; il avait en soutienMortier et Ney, qui se portèrent à Lampach. Lecorps de Bernadotte , commandé alors par Victor,et qui avait quitté la basse Passarge pour serapprocher par Mehlsach, se dirigea aussi surPreuss-Eylau.
Benningsen, arrivé à la hauteur de Friedland,avait tout-à-coup suspendu sa marche sur Weh-lau. Piqué de se voir décidément prévenu parnous à Koenigsberg , il résolut de passer lui-mêmel’Aile offensivement dans l’espérance de battreen détail les différents corps de notre armée.Ce coup de tète lui réussit mal. Ce n’est pasqu’il ne fût assez conforme aux règles de laguerre, qui prescrivent d’opérer autant qu’onle peut sur l’extrémité de la ligne ennemie,du côté opposé à la mer; mais il aurait fallule faire avec la vigueur que je sais mettreà mes entreprises, et s’en tenir à une série decombats partiels sans engager de bataille géné-rale. Le général russe y était d’autant plus in-téressé qu’il attendait l’arrivée d’un corps de 26à 28 mille hommes que le prince Labanoff luiamenait par Tilsit, et que je n’avais, au con-traire , aucun renfort à espérer.
Conformément à ce projet, Benningsen , pré-cédé de toute la cavalerie de réserve du prince
II repassel'Aile offen-sivement.
Bataille deFriedland,