412 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
Galitzin, prit, le i3 au soir, la route de Fried-land.
Un de nos régiments de housards qui occu-pait déjà cette ville en fut chassé le même soir.Le (4, à la pointe du jour, l’armée russe passala rivière, et s’étendit dans la plaine de la rivegauche. Le corps de Lannes arrivait près deFriedland; hors d’état de disputer aux ennemisla possession de la plaine, il réussit du moins àse maintenir dans le village de Posthenen etdans les bois environnants. Quelque parti queprît l’ennemi, il me convenait de me serrer surla droite pour lui barrer le chemin d’Allenbourg à Wehlau. A cet effet, j’avais porté Mortier ausoutien de Lannes, et m’étais avancé avec lagarde sur Domnau, où la moitié des réserves decavalerie et le corps de Ney se dirigeaient éga-lement. Victor reçut l’ordre de forcer de marchepour dépasser cette ville.
Informé à Domnau de la situation des affaireset du retour inattendu de l’ennemi, je m’em-pressai d’envoyer Mortier au secours de Lannes.J’ordonnai à ces deux maréchaux de contenirautant que possible les Russes , pour me donnerle temps d’arriver avec ma garde et les corps deNey et de Victor. L’ennemi, en me présentantla bataille, acculé à l’Aile, me donnait une tropbelle occasion de célébrer l’anniversaire de Ma-