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Tome deuxième.
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CIIAP. X. CAMPAGNE 1)E I 807. 4 2 7

moyen inévitable d’amener une guerre à mortentre ma dynastie et tout ce qui m’entourait.

Il n’y eut qu’un moment dans toute ma car-rière où j’aurais pu appliquer en Prusse le 3 e deces moyens, et m’attacher à la fois le prince etla nation; c’était au commencement de 1806.Dès que la guerre eut éclaté, la chose devintimpossible. La cour s’était jetée à corps perdudans les bras de mes ennemis ; la nation, fouléepar la guerre, sentait son humiliation. A la vé-rité, le peuple était très-porté à adopter lesinstitutions qui régissaient l’empire ; mais ce11’était pas les principes révolutionnaires qu’illui fallait. La faute qui avait séparé mes intérêtsde ceux de la maison de Brandebourg était com-mise : nous ne pouvions nous raccommoder qued’une manière. Il aurait fallu rendre au monar-que des états équivalents à ceux quil avaitperdus , et le déterminer à cette condition àcontracter alliance avec moi. Tout cela eût étéfort bien avant la guerre, au moment où l’onaurait pu offrir la présidence de la confédérationdu Rhin à Frédéric-Guillaume et compter en-core sur lui ; mais après Tilsit, il n’y aurait eud’autre moyen que de lui sacrifier le Hanovre etla Westphalie , ou de lui conférer le titre de roide la grande Pologne , non comme provinceprussienne, mais comme état séparé. Après les

Valait-ilmieuxagraudir laPrusse ?