CHAP. X. CAMPAGNE 1)E 1807. 4 2 9
Tl faut ajouter à tous ces motifs que le roide Prusse avait déjà fait lui-mëme une moitiéde la révolution, eu promulguant une nouvelleloi sur ravancement militaire, sans égard à lanaissance; quant aux emplois civils, nulle partles citoyens n’y avaient eu plus d’accès qu’enPrusse. Ainsi, à l’exception de quelques privilègesinsignifiants, il avait établi en principe l’égalitédes droits ; que me serait-il resté à donner auxPrussiens? la loi agraire!
Quittons le champ des conjectures, et reve-nons au traité de Tilsit. La Prusse avait provo-qué la guerre ; il fallait bien que quelqu’unpayât les frais ; et, dans la conviction qu’elle nereviendrait jamais à nous, il était tout simpleque ce fût elle. J’adoptai donc le parti de ren-forcer mon système fédératif à ses dépens : celaétait indispensable ; puisque je la jetais dans lesrangs ennemis, il fallait bien renforcer les miensà proportion. Je créai le duché de Varsovie ,comme base du projet de relever la Polo-gne ; j’augmentai la Confédération du Rhin duroyaume de Westphalie , formé des provincesprussiennes depuis la rive gauche de l’Elbe jus-qu’à Magdebourg , des états de l’électeur deHesse-Cassel et du duché de Brunswick. Ce futle lot de mon frère Jérôme, plus tard je luidonnai encore le Hanovre ; mais je me l’étais
Conditionsdu traité deTilsit.