436 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
d’Europe , je traçai moi-même une ligne de dé-marcation qui aurait donné pour limites la rivedroite de l’Oder aux Russes , de là une lignedirecte par les Krapacs jusqu’au Danube , et larive gauche de ce fleuve jusqu’à la mer Noire ;pour nous, la rive gauche de l’Oder et la droitedu Danube .
Quelques phrases grandioses ont bien pum’échapper en présence d’un jeune souverainauquel je voulais inspirer une haute idée de mavaste politique ; mais un tel partage ne menaitpas à mon but, et nous eût mis aux prises aus-sitôt que l’Espagne eût été soumise. De telsprojets n’ont pas besoin de commentaires ; ilssont absurdes.
Une telle paix était sans exemple dans lesannales de la France ; qui pouvait s’attendrequ’elle y trouverait des détracteurs ? Je conçoisqu’elle dût en avoir en Allemagne , en Angle-terre ; mais il était réservé à de mauvais Fran-çais de dénigrer eux-mêmes le plus beau monu-ment de la gloire nationale.