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Tome deuxième.
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CH AP. X. CAMPAGNE DE 1807. 435

mon côté, j’occuperais la Prusse autant quecet état provisoire durerait. Nous devions pro-poser, de concert, la paix à nos ennemis réci-proques; la Russie offrirait sa médiation à l’An-gleterre, et moi je l’offrirais aux Turcs : si nospropositions étaient repoussées, alors nous agi-rions, d’un commun accord, dans le but proposé.Un traité éventuel pourvut au parti que nous au-rions à prendre , si les Anglais rejetaient la paix ;et les bases de leur expulsion du continent fu-rent arrêtées. La Russie forcerait la Suède à leurfermer ses ports. De mon côté, j’obligerais leDanemarck, le Portugal et le pape à en faire au-tant. L’Espagne , qui les avait déjà fermés, seraitégalement tenue d’adopter le système de repré-sailles ordonné par le décret de Berlin . On lesmettrait ainsi au ban de l’Europe . Je promis àl’empereur Alexandre de ne point augmenter laforce du duché de Varsovie , et de ne rien fairepour le rétablissement de la Pologne .

Tel fut en substance le traité de Tilsit, sur le-quel on a bâti de si beaux romans. On a répandule bruit que j’avais été jusqu’à parler de rétablirles empires d’Orient et d’Occident , en aidant laRussie à s’emparer de Constantinople , pourvuqu’elle consentît à ce que je possédasse l’Italie ,l’Espagne et le Portugal , par moi ou par mafamille. On a prétendu que, prenant une carte

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