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Tome deuxième.
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444 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.cevoir le moins possible; il n’y avait pas demeilleur moyen pour cela que d’en élever le prixoutre mesure. Le but politique était rempli; lesfinances de l’état en profitaient ; mais j’ai désoléles bonnes femmes, et elles s’en sont vengées.

L’expérience montrait chaque jour que lesystème continental était bon ; car l’état prospé-rait malgré le fardeau de la guerre. Les impôtsétaient à jour ; le crédit au pair avec l’intérêt del’argent ; l’esprit d’amélioration se montrait dansl’agriculture, comme dans les fabriques; on bâ-tissait les villages à neuf, comme les rues deParis ; les routes et les canaux facilitaient lemouvement intérieur; on inventait chaque se-maine quelque perfectionnement ; je faisais fairedu sucre avec des betteraves, de la soude avecdu sel, de l’indigo avec le pastel ; le développe-ment des sciences marchait de front avec celuide l’industrie. En Angleterre, au contraire, quel-ques négociants s’enrichissaient; mais la masseindustrielle souffrait, les billets de banque per-daient un tiers et presque la moitié, car la livresterling ne s’échangeait qu’à i3 francs. Le maleût été bien plus grand si l’Espagne fût entréedans mon système comme je l’espérais, et si larévolution inopinée de l’Amérique n’eût ouvertdes débouchers précieux aux Anglais . Quoiqueson exécution fût imparfaite, et qu’il restât bien