CHAP. XI. CAMPAGNE DE l8ü8. 453
Sir Jackson fut envoyé à Christian YII pourlui proposer de s’allier étroitement à l’Angleterre,et lui demander la remise de sa flotte, qui reste-rait détenue dans les ports anglais comme gagede sa sincérité. C’était la répétition des demandesinfamantes qu’ils avaient faites aux Turcs, maisappuyée cette fois sur de plus puissants moyens.
Le roi, le prince royal et les deux Bernstorfavaient trop le sentiment de leur dignité pouraccepter ce que les Turcs avaient repoussé avecindignation.
Si les Anglais eussent dénoncé les stipulationsde Tilsit, et proposé au Danemarck de se joindreà eux pour défendre son territoire, en lui dé-clarant la guerre en cas de refus, cette démarcheeût été naturelle ; mais lui imposer l’obligationde commettre un acte de lâcheté, c’était par tropfort. D’ailleurs ils n’avaient qu’un soupçon de cequi avait été fait à Tilsit, et, sur des bruitsvagues, ils allaient assaillir un gouvernementqui armait du côté de la Trave pour s’opposerà nous.
Pris au dépourvu, le gouvernement danois Les Danois,ne se montra pas moins noble qu’en 1801. Le pns au ‘î'i"
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prince royal, qui se trouvait dans le Hoîstein, ploient unevola à Copenhague au travers des croisières sian ^.* eiieianglaises, décida le roi à se retirer à Gluckstadt sur le continent, confia la défense de la Zeeland