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Tome deuxième.
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4ÔG NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

entreprises avec plus d’indulgence qu’on ne l’afait ; il n’en est aucune qui ne fut plus pardon-nable que celle-là et dont le succès n’eût été aussiconvenable aux intérêts de mon empire.

Aussitôt que je fus instruit de l’approche desescadres ennemies, j’ordonnai à Brune de toutfaire pour prêter secours aux Danois.

Après la paix de Tilsit, il ne convenait plusà la Suède de rester étroitement liée à l’Angle-terre contre la France et la Russie réunies; c’étaits’exposer à une ruine certaine. Gustave IV, neconsultant que ses passions et tout fier du succèsdes Anglais contre les Danois qu’il détestait, necraignit pas de braver la foudre qui le menaçaiten rompant lui-même l’armistice de Schlatkow.On assure que la promesse de la Norwége etmême de quelque île danoise le porta à cetteextravagante résolution.

J’ordonnai au maréchal Brune de s’emparer deStralsund . Cette place, facile à ravitailler parmer, pouvait faire une longue défense. Chasse-loup fut chargé d’en diriger le siège avec lesmoyens que nous fournirent les arsenaux deMagdebourg, Berlin et Stettin . L’attaque, com-mencée le i5 août sur trois fronts, fut pousséeen quatre jours avec une activité peu commune.Le bombardement était commencé, et tout pré-sageait à cette ville une prochaine destruction.