458 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
toute relation avec l’Angleterre ; ce qu’il fit parson manifeste du 7 novembre.
Après une longue énumération de griefs , lecabinet de St.-Pétersbourg rompait toute commu-nication avec l’Angleterre, rappelait, sa légation,interdisait tout rapport entre les deux pays,proclamait les principes de la neutralité armée,et déclarait qu’il ne rétablirait rien sans avoirobtenu satisfaction pour le Danemarck ; enfinil termine en ces mots :
« Lorsque l’empereur sera satisfait sur tous les« points qui précédent, et nommément sur celui« de la paix entre la France et l’Angleterre, sans« laquelle aucune partie de l’Europe ne peut se« promettre une véritable tranquillité, S. M. I. re-« prendra alors volontiers avec la Grande-Bre-« tagne des relations d’amitié, que dans l’état« de juste mécontentement où l’empereur devait« être, il a peut - être conservées trop long-ue temps. »
L’Angleterre répondit par des arguments spé-cieux, mais sans montrer le désir sincère d’unrapprochement : la guerre devint inévitable.
Le cabinet de Vienne avait déjà offert sa mé-diation , alors que la guerre continentale étaitdans toute sa force en Pologne . Invité à entrerdans la ligue générale, il jugea prudent d’ajou-ter ses démarches à celles de la Russie pour