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Tome deuxième.
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CHAP. XI. CAMPAGNE DE 1 808. 4 %

déterminer l’Angleterre à la paix ; si elle accep-tait , on regardait à Vienne ce moyen commele seul qui pût dissoudre la formidable ligue,établie sous mon influence. Deux ou trois ansde paix maritime en renverseraient tout l’écha-faudage ; car la ligue n’aurait plus de but. Si,au contraire , l’Angleterre refusait, et que l’Au-triche fût entraînée à une rupture , alors on seflattait à Vienne d’obtenir de ma part un juste•dédommagement ; et, pour prévenir ce désir ,j’avais déjà proposé à François I er une partiedes provinces turques à sa convenance. En con-séquence, le comte de Stahremberg , ministred’Autriche près le cabinet de St.-James, fit lesplus vives instances pour le décider à des con-cessions.

Dans ces entrefaites, les choses prirent unemeilleure tournure pour nous à Constantinople que je ne l’avais supposé, ce qui me mit dansune espèce d’embarras envers la Russie . Les fac-tieux qui avaient détrôné Sélim se disputèrentbientôt leur proie : le mufti triompha du cai-macan à l’aide de ce même Cabakchi qui, d’obs-cur chef de yamacks, devint un moment le ré-gulateur de l’empire. Sébastiani fut assez adroitpour s’assurer son appui, au moyen duquel ilne tarda pas à exercer sur Mustapha une partiede l’ascendant qu’il avait eu sur Sélim.

Négocia-tions relati-ves à la Tur-quie .