en Mur mitoyen. 125
S. Lorsqu’un mur est commun & mitoyen entredeux Voilìns , ils ont chacun leur moitié confuseau total, & il n'est pas permis à l’un ni à l'autiede l’emiommager en aucune façon , Sc ils n'y peu-vent avoir ni faire aucun enfoncement, niche,
. armoire ou autrement, ni aucun enfoncement dccheminée , ni y faire aucun trou pour servir devues, soit en construisent ledit mur ou après laconstruction. La raison est, que s'ilétoit permis defaire des encastremens ou aftoibliísemens dans l’é-paillèur du mur mitoyen , s’ils venoient à faire desencastremens vis-à-vis l'un de l'autre , chacun de
La Coutume a pris les précautions nécessaires pour empê-cher que les vues permises par cet Article ne paillent nuire àcelui de l'héritage duquel elles tirent la lumière , elle a fixél’enfeiiillement de ces fenêtres dans les étages au - dessus decelui du Rez-de-chaussee à sept pieds, à laquelle hauteur unhomme fur fes pieds ne peut voir fur l'héritage voisin ; maisí l’envie lui prenoit d’y voir , il pourroit aisément se satis-faire , une simple chaise sufiísant pour cela. Ces vues ne pro-duisent pas un grand avantage à ceux qui en jouissent, lejour sc tirant de fort haut, les verres étant dormans on nepeut avoir de Pair par ces croisées : d’ailleurs elles ne fontque pour un temps, la jouissance n’en pouvant se continuerque jusqu’à ce que le Voisin veuille bâtir contre ce mur ; ainsic’est un avantage sur lequel on ne peut compter, & ces vuesproduisent sur l'héritage du voisin un aspect três-désagréa-ble , lorsqu’elles font répétées , il semble que l'on soit voisind'une prison : [‘intérieur de la cour d une maison pourroit êtrequelquefois décorée proprement, on en est souvent empêchépar ces sortes de vues qui en couperoient les décorations. IIse rencontre fréquemment dans les élévations au.dessus desmurs de clôture des jardins, de ces vues , pareequ’ily a moinsd’apparence que l’on fasse bâtir en ces endroits qu’ailleurs :ces surélévations de murs sont quelquefois criblées de ces vues,ce qui forme un très désagréable coup d'oeil dans des endroitsoù Pon cherche â se récréer & à flatter son imagination d’ob-jets gracieux ; ensorte que ces vues ne sont pas d’une grand*utilité à ceux qui en jouissent , & sont tròs-préjudiciables. á«eux fur qui elles sont prises.