Particulier et Commun. 227sieurs cas, où celui à qui le mur appartient peut yavoir des vues de Coûtume, auíquelles on peutavoir recours, fans qu’il soit besoin de les répéterici.
4. 11 y a de deux sortes de vues qui reçoiventdu jour du côté du Voisin ; les unes font les vûësde Servitude , lesquelles font de droit, & le Voisinest obligé de les louffrir, & il ne peut pas les faireboucher ni adosser contre le mur à cet endroit. Lesautres, font les vûës de Coûtume, lesquelles se peu-vent boucher lorsque le Voisin veut bâtir contre lemur où elles font, & le rembourse ; & c’est deces dernieres sortes de vûës dont il est parlé en cetArticle 200. de la Coûtume.
5. L’on peut considérer deux sortes de murs ap-partenans à l’un des Voisins, joignans fans moyena l’héritage de l’autre Voisin ; l’une est , lorsquecelui qui a sait construire le mur à ses dépens seull’a placé sur son propre fonds de toute son épais-seur , en ayant mis le parement qui regarde sonVoisin précisément au long de la ligne qui sépareleurs héritages ; Sc l’autre forte est, quand la lignedu milieu de l’épaistëur du mur est celle qui sépareles deux héritages ; la moitié de l’épaisseur fur lefond de l’un des héritages, & l’autre moitié deladite épaisseur sur le fonds de l’autre héritage-,soit que ce mur soit bâti aux dépens d’un seul, de-puis le bas de fa fondation, ou du dessus du murde clôture, ou enfin du dessus de l’héberge de l’au-tre Voisin. On appelle ces sortes de murs, séparansfans moyen les héritages Voisins ; parcequ’il n’ya point de ruë ni de chemin entre-deux. (b)
(b) Un mur joignant fans moyen à I’héritage d’autrui, estun mur, dont le parement vers le Voisin est astis fur la lignequi sépare les deux héritages voisins ; enforte qu’il ue reste* P a