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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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rr8 V u e s en Mur6 . Lorfquun Voisin fait élever fa maison plushaute que celle de son Voisin, & quà ce sujet ilfasse exhausser, à ses dépens seuls , au-dessus du

aucun espace entre cette ligne de séparation & le parement dece mur. Mais on ne pcut.suivanr moi,appciler un mur assisde la moitic de son épaisseur fur unterrein, & lautre moiticlur un autre, un mur joignant sans moyen Phéritage dautrui;ce mur ainsi planté joint bien fans moyen Phéritage datitrui;maisil fait plus, il anticipe & empiette fur lhéritagedautrui,dans un mur aílis fur le terrein de celui à.quiappajtient lemur, le Voisin na aucune propriété; dans le mur qui est assismoitié fur un terrein , moitié fur lautre, le Voisin a uneportion de propriété, qui est son terrein. Sil vouloir se ren-dra ce mur mitoyen dans lestimation qui en soroit faite , oitne feroit aucune estimation du fonds de terre puifqu'il luiappartient; par conséquent il y a de la difference entre lepremier mur & le second; & il senjbleroit que la dispositionde cet article ioo.de la Coutume ne devroit point être éga-lement appliquée à l'égard delun, comme envers lautre. F.tla preuve,que laCoùtume na pas entendu permettre de pren-dre des vues de coutume dans daurres murs que dans ceuxjoignans fans moyens à Phéritage dautrui, est la fuite de ladisposition de cet Article, qui fixe à neuf pieds de hauteur lescnfeuillemens des vûés de coutume prises au rez-de-chaussée.Ces vûés ne sont pratiquables que dans les murs joignans fansmoyens à Phéritage d'autrui.; cat les autres murs qui sontmitoyens en partie, ne peuvent létre moins quín dix pieds«îe hauteur, qui est la hauteur prescrite par la Coutume pourles murs de clôture; par conséquent la Coutume na point en-tendu comprendre, dans disposition,dautres murs que ceuxjoignans fans moyens à Phéritage dautrui, & appartenans enentier à celui qui veut ouvrir des vùès de coutume. Cestcertainement ce qui a été cause que les Jugemens ont variefur les vues de coutume prises dans les murs mitoyens,assis moitié fut le terrein de lun , & moitié fut celuide lautrc des Propriétaires. II est vrai que les Jugemens quiles ont autorisé, sont en plus grand nombre que ceux quiont ordonné queces vûés seroientbouchées. Le Propriétaire,fur Phéritage duquel sont prises les vûés , remboursant lamoitié de la valeur du mur, dans lequel ces vûés étoiçnepercées & ouvertes ; mais aussi les derniers jugemens inter*»venus sor ces fortes de vûés, le* ont supprimées.