242 Vues en Mur,&c,
29. Si l’un des Voisins avoit des vues de Cou-tume en un mur à lui seul appartenant, joignantsans moyen à l’héritage d’autrui ; soit que le fond del’ép a ilseur d u mur fût tout entier sur son héritage,Ou que l'épaiílèur du mur fùt sur un fonds mitoyen;c’cst-à-dire , moitié fur chacun de ces deux hérita-ges : l’autrc Voisin pourroit faire construire uuautre mur fur son propre fonds & à ses dépensíèul , joignant contre le mur, sans moyen, ou sc-roient les vues appartenantes à son Voisin , & parce moyen boucher les vues de l’autre , sans que ce-lui qui auroit les vues puilse faire percer au-tra-versdu nouveau mur pour redonner de la lumièreà ces anciennes vues. Mais celui qui feroit fairece second mur feroit tenu de le faire assez épais &solide pour se pouvoir soutenir íèul sans s’appuyer ,ni avoir aucune liaison avec l'ancien mur de sonVoisin, & ce ne pourroit pas être un simple contre-mur, Dans ce cas, l’autre Voisin pourroit, s’il lejugeoit à propos , faire démolir son ancien mur oùétoient les vues, s’il y en avoit, bâti de toute sonépaisseur sur son propre fonds, & se rendre le nou-veau mur mitoyen, en remboursant à l'autre lamoitié de la valeur dudit mur & du fonds de terrefur lequel il feroit bâti, suivant l’Article 194. de laCoutume de Paris, (k)
maillé ni Terre dormant. ce qui peut être par tolérance.
(k) Mais en le rendant, ce nouveau mur mitoyen , par ladémolition de son ancien mur, il ne pourroit recouvrer sesvues , vû qu’il ne pourroit acquérir que la moitié Sc non letout.