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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
On me nomme général en chef.
Ce plan si simple eonvenait d’autant mieuxau Directoire, qu’il avait besoin de succèspour faire son crédit. Il réunit tous les suf-frages , et on me nomma général en chefde l’armée d’Italie en me chargeant de l’exé-cuter.
Il fut convenu que je manœuvrerais parma droite pour descendre par le Montferratsur la Lombardie , en portant tous mes ef-forts sur les Autrichiens, afin de détacherle Piémont de leur alliance. Les arméesd’Allemagne réorganisées devaient repren-dre l’offensive dès la fin d’avril, et chercherà passer le f Rhin . Jourdan commandaitsoixante-dix mille hommes sur le Bas-Rhin,et Moreau environ autant en Alsace : le
premier devait faire bloquer Mayence partrente mille hommes, et s’avancer en Fran-conie avec quarante ou quarante-cinq mille;le second devait masquer Manheim et s’a-vancer en Souabe . On se proposait ensuitede les réunir au cœur de la Bavière . Pourmoi, je n’avais d’autre tâche que de m’a-vancer sur l’Adige, si je parvenais par-mesvictoires à détacher le Piémont de la coali-tion, ou de détrôner le roi de Sardaigne ,s’il se refusait à faire la paix. Le Directoire me traça de belles instructions dans cet es-prit; mais ces instructions mêmes n’étaientque la copie de celles que j’avais faitesquelques mois auparavant pour le comité,et dont on avait abandonné l’exécutionà l’inhabile Schérer.