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Tome premier.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

naître au maréchal Kellermann que mon inten-tion est qu’il donne uo des plus beaux hommesdes 3,000 conscrits habillés du dépôt général àchacun des bataillons du général Oudinot : jevous ai écrit de faire remplacer le général Cafa-relli dans le commandement de sa division par legénéral Morand. Tenez-vous strictement aux or-dres que je vous donne; exécutezponctuellementvos instructions; que tout ce monde se tiennesur ses gardes et reste à son poste ; moi seul, jesais ce que fai à faire [1]. Si le ministre dePrusse vient vous voir à Munich et vous parlede l’occupation d’Anspach, répondez-lui quec’est par mon ordre; les Prussiens n’ont-ilspas occupé le Hanovre ? Du reste, dites beaucoupde belles paroles pour la Prusse. J’apprendsavec déplaisir que votre santé est mauvaise ;mais nous nous verrons bientôt, il me tardeautant qu’à vous que vous reveniez; mais vousvoyez comme je suis maîtrisé par les circon-stances. Voyez le roi et remettez-lui la lettreci-jointe, mais 48 heures après que les ordresseront partis pour le maréchal Bernadotte .Vous causerez avec lui, vous direz que l’ordrepour l’occupation d’Anspach est parti, qu’il nefaut rien dire, que quant à la prise de posses-sion par les troupes françaises, il ne doit semêler de rien afin de ne pas irriter la Prusse ;que le traité de Vienne n’a été ratifié par le roide Prusse qu’avec beaucoup de changementsque je n’ai pas approuvés ; que j’ai en consé-quence mal mené Haugwitz; qu’un autre traitéa été signé hier par ce ministre ; qu’on ne saitpoint s’il en sera de même de celui-ci que dupremier ; mais que, puisque les Prussiens sontentrés en Hanovre avant que rien ne fût fini, jeprends possession d’Anspach; que ces MM. pré-tendaient occuper le Hanovre et ne nous livrer

[lj Une armée où personne ne sait ce qu’il doit faire estune armée exposée h de grands malheurs. Ces mots ren-

Anspach que lorsque les Anglais consentiraientsans doute à la perte du Hanovre , c’est-à-direjamais; qu’on ne va pas manquer à Anspach des’adresser à lui lorsque les troupes françaisesy entreront, mais qu’il doit dire qu’il va répon-dre, qu’il va m’écrire, et autres choses vagues.

(N“ 3.)

Napoléon au major-général.

Paris , le îo mars iso«.

Mon cousin, mes troupes doivent entrer àWesel le 18 mars: le prince Murat se rend àCologne pour surveiller cette opération. Monintention est que vous voyiez le roi de Bavière pour qu’il expédie sur-le-champ un commis-saire avec l’autorité nécessaire pour l’exécu-lion du traité par lequel il me cède le duché deBerg, mon intention étant de prendre posses-sion de ce pays le is ou le 20 mars au plus tard.Vous écrirez au prince Murat à Cologne , ceprince y sera rendu le 12. Vous l’instruirez dunom du commissaire qu’aura nommé le roi deBavière . Je désire occuper en mon nom leditduché de Berg, mais, comme je vous l’ai ditci-dessus, au 18 ou 20 mars. Faites en sorte quetout soit expédié pour cette époque et que leprince Murat reçoive des lettres de vous. Vousentendez bien que ce duché m’étant dévolu parun traité , son occupation n’est point suscep-tible d’éprouver de retard. Si le roi de Bavière vous demande ce que je veux en faire, vous luidirez que vous n’en êtes point instruit ; mais jevous dirai, pour vous seul, que je vais nommerle prince Murat, prince de Berg et de Clèves :cela doit rester en secret pour tout le monde.

ferment tout le système de Napoléon et signalent «ne descauses de ses revers.