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Tome premier.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

que cette convention ne sera pas faite, je n’é-vacuerai pas Braunau ; car c’est me refuserl’exécution du traité, que me refuser une chosesi évidemment juste. J’ai fait tenir le même lan-gage à M. de Vincent. Mon intention est quemon armée ne bouge pas de ses positions quecette convention n’ait été faite.

P. S. Prévenez que toutes mes troupes nebougent de l’Allemagne , que cette mauvaisedifficulté qu’on me fait ne soit levée. Écrivezau maréchal Soult de se mettre en mesure desoutenir Braunau , et donnez des ordres positifspour qu’il ne soit pas évacué.

(N° 6..)

Napoléon au major-général.

Paris , le 18 mars 1806.

Mon cousin, ne faites point évacuer Braunau que Wurtzbourg ne soit évacu é^jene veux pointd’Autrichiens en Allemagne , hors de chezeux; c’est un point fondamental. Témoignezà M. de Montgelas et à M. Otto mon mécon-tentement de ce qu’ils ont laissé passer les Au-trichiens sur le territoire de Bavière ; ils nedoivent le permettre qu’a près s’en être enten-dus avec moi. Dites au roi personnellementqu’il ne doit jamais l’accorder qu’il n’ait unelettre de moi.

(N" 7.)

Napoléon au prince de Neufchâtel.

Paris , le 24 mars 18O6, à 9 heures 3/4 du soir.

Mon cousin, je ne perds pas une minute pour

vous écrire que ce soir 24, à neuf heures du soir,je reçois la nouvelle que les Autrichiens ont li-vré les bouches du Cattaro aux Russes : en con-séquence, sous quelque prétexte que ce soit,mon intention est que vous ne fassiez pas éva-cuer Braunau , au contraire, vous le ferez réar-mer et approvisionner, et vous donnerez ordreaux troupes de marcher en avant. Envoyez augénéral Andréossi un courrier pour lui rendrecompte de cette affaire que la cour de Vienne connaissait ou qu’elle connaît, du moins, ac-tuellement. Son commandant nous a entière-ment trahi. Je vous expédierai demain matinun autre courrier : mais je ne veux pas tarderdavantage à vous faire connaître que votre pre-mier soin est de prévenir sans perdre un mo-ment le maréchal Soult, de réunir ses troupeset de soutenir la place de Braunau .

(N° 8.)

Au même.

Paris , le 7 juin 1806.

Mon cousin, des lettres que je reçois deVienne par un courrier extraordinaire m’ap-portent l’avis que les Russes ont enfin rendu lesbouches du Cattaro . Dans cet état de choses,je n’attends que la nouvelle du jour, où elles au-ront été remises à mes troupes pour faire éva-cuer l’Allemagne par mon armée, et je rendraila place de Braunau le jour où j’en recevrai l’a-vis. Écrivez au général Andréossi pour qu’ilfasse connaître à Vienne qu’il peut être inutiled’envoyer des bataillons autrichiens à Cattaro ;que j’ai donné Tordre au général Lauriston d’enrecevoir la possession avec huit bataillons ; quela cour de Vienne peut y envoyer un commis-saire autrichien , que cela épargnera un mouve-