Difficultésde l’allierà la souve-raineté ditenationale.
22 VIE POLIT. ET MI LIT. DE NAPOLEON .
rien n’est plus rationnel que de reconnaître quela royauté vient de Dieu , puisque sa providencerègle les destinées des peuples comme celles dessimples mortels.
Entre ces deux systèmes qui paraissent .s’ex-clure réciproquement, il existait peut-être unternie moyen; on l’a cherché sans doute, maison ne l’a pas encore trouvé, ou du moins il estresté encore dans le vague. U n’est guère résultéde ces essais qu’un système incohérent, aumoyen duquel on a cru pouvoir concilier Jeprincipe électif avec l’hérédité, en l’accolant,sous le nom de souveraineté nationale , à unesorte de légitimité bâtarde, consistant dans unordre de succession sans force, puisqu’il seraitrévocable de fait par un vote du pays plus oumoins bien constaté. D’autres plus hardis, oupeu satisfaits de cette vague souveraineté, ontcru pouvoir évoquer celle du peuple commeplus positive et plus puissante.
Ces mots de souveraineté du peuple et desouveraineté nationale ont été malheureusementtrès-souvent confondus, quoiqu’ils signifientdeux choses fort différentes. La souveraineté dupeuple ou de la multitude est un non-sens qu’au-cun homme raisonnable ne saurait soutenir, àmoins de lui donner une signification toute dif-férente de celle que ces mots pourraient faire