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Précis politique et militaire de la campagne de 1815 : pour servir de supplément et de rectification à la vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même / par le Général J***
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CHAP. XXII. CAMPAGNE 1)E I 8 I 5. a3

supposer généralement. Si lon simagine que lamultitude règne parce quelle nomme des délé-gués directs, comme on prétendit létablir sous laconvention nationale, on fait une grave méprise,car jamais peuple ne fut moins souverain quesous ce déplorable régime. Si lon crée desclasses de notables pour leur conférer le droit dechoisir des délégués, le peuple ne nommant plusses mandataires, nest déjà plus souverain. Dail-leurs, exista-t-il jamais un peuple vraiment ca-pable dexercer la souveraineté, même la plusindirecte? Cela neut jamais lieu, même dans lespetits cantons de la Suisse .

Dans les monarchies constitutionnelles, la soutveraineté nationale exprime, selon tout homme-détat raisonnable , la souveraineté des trois pou-voirs qui ont mandat de gouverner les affaires dupays ; un seul de ces pouvoirs nest donc jamaisquune fraction de la souveraineté; or, la nationne déléguant quun des pouvoirs, nest pas, àproprement parler, souveraine , car si elle létait,le pouvoir de ses délégués dominerait à lui seulet annihilerait les deux autres.

On voit, par cet exposé, que la souveraineténationale na point encore été généralement biendéfinie, ni bien comprise. Lintervention dunenation dans la gestion des affaires publiques ,nest pas seulement un fait désirable comme on