Espérancesqu’onen conçoit.
3/f VIE TOLIT. ET MXLl'F. DE NAPOLÉON.
Louis XVIII lui-même avaient portées pendantdeux ans. Le drapeau blanc, non-seulement hu-milia l’armée, mais devint encore l’emblèmed’une volonté réactionnaire dont les meilleursesprits furent alarmés. Le comte de Montlosiermême, dont le pur royalisme était assez éprouvé,protesta par ses sages conseils contre une im-prudence qui mettait le trône à la merci d’unpavillon.
Le roi céda aux excitations de ses conseillersorthodoxes, et crut avoir assez fait en donnantdes institutions aussi libérales, dont les prin-cipes étaient loin d’obtenir l’assentiment duparti ultra-royaliste qui l’entourait.
Quoi qu’il en soit, Louis XVIII s’était flatté,au moyen de ce grand acte, de rapprocher lesBourbons du parti qui les repoussait, et de ren-dre les révolutionnaires partisans de la royauté,en maintenant leurs intérêts et en admettant unepartie de leur système. On s’imagina donc qu’iln’y aurait plus qu’un cœur et qu’une âme danstoute la nation; on affectait de le répéter, maiscela n’était pas vrai. U y avait néanmoins tant debonheur dans cette combinaison, que la France ,sous ce régime, serait devenue florissante en peud’années si les partis raisonnaient, si l’orgueil,l’intérêt ou les passions des hommes, pouvaientêtre annulés par quelques articles réglemen-