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Précis politique et militaire de la campagne de 1815 : pour servir de supplément et de rectification à la vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même / par le Général J***
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VIE POLIT. ET Mir.lT. DE .NAPOLÉON.

Fautedes partis.

le temps, lorsqu il a Vinitiative exclusive des loiset quil sait employer tour à tour la sagesse et lavigueur. Placer les royalistes modérés à côté desconstitutionnels et des hommes-détat forméssous lempire, repousser les exagérés de toutesclasses, dire hautement et franchement ce quonvoulait, telle était la seule marche à suivre;peut-être neût-elle pas suffi pour consolider unerestauration opérée à la suite dune invasionétrangère et de lhumiliation militaire du pays;mais enfin, cétait le seul moyen de se maintenir;la vigueur fondée sur la justice est la meilleurefinesse des rois.

Louis XVIII voulut trop bien faire; il flatta troples deux factions, espérant sattacher leurs chefs;il ménageait Carnot et Fouché, tout en proté-geant ceux qui les traitaient de brigands ; excitépar ses conseillers, il promettait aux émigrés ceque la charte ne permettrait jamais de tenir. Aulieu dêtre le chef unique et vigoureux de lÉtat,il ne semblait quune victime offerte en sacrificeà lanimosité des deux partis ; un pouvoir occulteprotégé par son frère, et qui prétendait être plusroyaliste que le roi, sétablit à ses côtés mêmesau palais des Tuileries . Pour surcroît de mal-heur, lautorité fut livrée à des ministre^ sanscrédit, et influencés par les coteries qui agi-taient la cour. Dès lors, il ny eut plus que de