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CHAP. XXII. CAMPAGNE DE l8l5.d’empêcher les Prussiens de revenir sur Napo léon , et le second point seulement était de har-celer leur retraite. Or, en longeant les colonnesprussiennes avec son infanterie, tandis que lacavalerie légère les harcelait en queue, il auraitle double avantage de s’opposer à toute jonctionavec les Anglais , et d’éviter les combats de dé-filé qu’il serait forcé de livrer sans cela à Wavre .
Trois principaux chemins s’offraient à lui :celui de droite, par Sart à Yalain, qui avait étésuivi par Bulow; celui de gauche, par Mont-Saint-Guibert, d’où il pouvait marcher à Wavre ,soit en longeant la droite de la Dvle, soit enpassant cette rivière à Moustier, pour gagnerWavre par la rive gauche, en évitant ainsi unhorrible combat de défilé. Tous étaient égale-ment longs, mais celui de gauche le rappro-chait de deux lieues de l’armée de Napoléon,et celui de droite, au contraire, l’en éloignaitd’autant. On gagnait donc près d’une marche àsuivre le premier, sans compter que l’on s’inter-posait entre les deux armées alliées.
Le maréchal n’avait donc pas à hésiter; il de-vait, dès le 18 au point du jour, se porter entoute hâte sur Moustier, avec Excelmans, Yan-dame et Gérard, en dirigeant la cavalerie dePajolet la division Teste sur Wavre , à la poursuite