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Précis politique et militaire de la campagne de 1815 : pour servir de supplément et de rectification à la vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même / par le Général J***
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CHAP. XXII. CAMPAGNE DE I 8 I 5 . 22g

de circonstances inouïes : si lon peut reprocherquelques fautes à Napoléon , on doit conveniraussi que la fortune lui fut bien cruelle dans lesmoindres détails, et que ses ennemis, en échange,furent aussi heureux quils se montrèrent habiles.Quelque injuste que soit lesprit de parti, on estforcé de rendre hommage au mérite de deux gé-néraux qui, attaqués à limproviste dans descantonnements étendus depuis Dinant et Liègejusquà Renaix près de Tournay , avaient prisde si sages mesures, quils se trouvèrent dès lelendemain matin en état de recevoir bataille àforces égales, et de vaincre ensuite par une habileconcentration des deux armées.

Quant à Napoléon , nous avons déjà signaléles fautes dexécution commises le 16 et le 17,tant par lui que par ses lieutenants. Dans la jour-née même de Waterloo , on peut reprocher auxFrançais davoir tenté la première attaque enmasses trop profondes. Ce système neut jamaisde succès contre le feu meurtrier de linfanterieet de lartillerie anglaise (1). Jai déjà dit, au sujet

(x) Il est probable que ce mode de formation navait pasété ordonné par Napoléon lui-même; nous navons jamaisappris quil se fût mêlé de -prescrire à ses lieutenants dequelle manière ils devaient former leurs troupes pour lesconduire à une attaque. En i8i3 seulement il prescrivit la