u3o VIE POLIT. ET MILIT. DE NAPOLÉON.
delà bataille d’Esling, tout ce qu’on peut dire àcet égard; mais en supposant même que ce sys-tème pût être convenable sur un terrain ouvert,sec, d’un abord facile, et avec des forces égalesen artillerie, il est certain que des masses d’in-fanterie, lancées dans des terres trempées, d’oùellesavaient peineà sortir, pour attaquer, avec unconcours insuffisant des autres armes (1), destroupes établies dans une excellente position,avaient trop de chances contre elles. Du reste, onpeut reprocher aussi de n’avoir pas suffisammentsoutenu ce premier effort, qui, effectué sansconcours de la cavalerie et des réserves, devenaitun mouvement partiel, isolé, et dès lors sansrésultat.
Il en fut de même des grandes charges de ca-valerie, qui, dénuées de soutien, ne furent que
colonne de bataillons par divisions sur deux rangs, biendifférente de ces lourdes masses, et telle que le généralJomini l’a proposée dans ses divers ouvrages.
(1) Les Français avaient de nombreuses batteries sur leurfront, mais elles battaient de loin et vaguement la ligneennemie, et ne pouvaient pas facilement suivre les troupesassaillantes; tandis que l’artillerie anglaise restant en posi-tion , tira jusqu’à bout portant sur les colonnes qui venaientà elle, et qui s’olfraient en victimes à un feu concentriquedirigé sur un seul point.