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Précis politique et militaire de la campagne de 1815 : pour servir de supplément et de rectification à la vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même / par le Général J***
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CITA P. XXII. CAMPAGNE DE I 8 I .). 9.°)(J

Bourbon, Caulaincourt lattendait avec unejuste impatience. Loin de parler de dissolution ,les premières paroles prononcées par lEmpereurannoncèrent son projet de réunir les deux cham-bres en séance extraordinaire, afin de leur pein-dre les malheurs de Waterloo , et de leur deman-der les moyens de sauver la France , après quoiil se hâterait de rejoindre larmée.

Caulaincourt exprima, dit-on, ses regrets sur leparti quil avait pris de la quitter, et lui témoi-gna la crainte que les chambres fussent peu dis-posées à le seconder. Les ministres, mandésbientôt après chez lEmpereur, furent invités àprononcer sur les mesures à prendre. Napoléonleur fit part de ses idées, de ses ressources, et dubesoin quil avait de la dictature pour sauver laFrance ; il pouvait la saisir lui-même ou la re-cevoir des chambres ; ce dernier moyen seraitplus légal et plus efficace: mais était-on certainde lobtenir ? Le plus grand nombre des ministrespensaient que cétait de laccord des chambresquil fallait tout espérer. Caulaincourt citait laban-don du pays en 1814 comme un exemple effrayantdu résultat de la dissolution des chambres. Fou-ché fondait aussi toutes ses espérances sur unconfiant abandon dans ces assemblées, au seindesquelles il sétait ménagé une si active influence.Decrès pensait, au contraire, quil ne fallait pas