CITA P. XXII. CAMPAGNE DE I 8 I .). 9.°)(J
Bourbon, où Caulaincourt l’attendait avec unejuste impatience. Loin de parler de dissolution ,les premières paroles prononcées par l’Empereurannoncèrent son projet de réunir les deux cham-bres en séance extraordinaire, afin de leur pein-dre les malheurs de Waterloo , et de leur deman-der les moyens de sauver la France , après quoiil se hâterait de rejoindre l’armée.
Caulaincourt exprima, dit-on, ses regrets sur leparti qu’il avait pris de la quitter, et lui témoi-gna la crainte que les chambres fussent peu dis-posées à le seconder. Les ministres, mandésbientôt après chez l’Empereur, furent invités àprononcer sur les mesures à prendre. Napoléonleur fit part de ses idées, de ses ressources, et dubesoin qu’il avait de la dictature pour sauver laFrance ; il pouvait la saisir lui-même ou la re-cevoir des chambres ; ce dernier moyen seraitplus légal et plus efficace: mais était-on certainde l’obtenir ? Le plus grand nombre des ministrespensaient que c’était de l’accord des chambresqu’il fallait tout espérer. Caulaincourt citait l’aban-don du pays en 1814 comme un exemple effrayantdu résultat de la dissolution des chambres. Fou-ché fondait aussi toutes ses espérances sur unconfiant abandon dans ces assemblées, au seindesquelles il s’était ménagé une si active influence.Decrès pensait, au contraire, qu’il ne fallait pas