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CHAP. XXII. CAMPAGNE DE 1 8 I 5. U/j3
de déposer les armes devant leurs décrets, et quicrurent faire triompher leurs utopies en sacri-fiant un grand homme, auront seuls à répondrede l'humiliation qu’ils se préparèrent.
Repoussant donc les insinuations de son frère,Napoléon préféra se résigner, et il dicta à. Lucienl’abdication suivante en faveur de son fils :
« Français ! en commençant la guerre pour« soutenir l’indépendance nationale , je comptais« sur la réunion de tous les efforts, de toutes les« volontés, et sur le concours de toutes les auto-« rités nationales; j’étais fondé à espérer le succès,« et j’avais bravé toutes les déclarations des puis-« sances contre moi. Les circonstances me pa-« raissent changées. Je m’offre en sacrifice à la«haine des ennemis de la France . Puissent-ils«être sincères dans leurs déclarations, et n’en« vouloir réellement qu’à ma personne ! Ma vie« politique est terminée, et je proclame mon fils« sous le titre de Napoléon II , empereur des« Français . Les ministres actuels formeront le« conseil du gouvernement. L’intérêt que je« porte à mon fils m’engage à inviter les cham-« bres à organiser sans délai la régence par une« loi. Unissez-vous tous pour le salut public et« pour rester une nation indépendante! »
On assure que l’Empereur avait eu d’abordl’intention d’envoyer une abdication pure et sim-
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