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a44 vie polit, et aiilit. de napoléon.pie, mais que Lucien et Carnot le décidèrent àla stipuler en faveur de son fils. Quoi qu’il ensoit, beaucoup de gens lui ont reproché cette ré-solution comme une faiblesse. S’il n’eût consultéque son caractère, il aurait su s’enterrer sous lesruines du pays plutôt que de quitter la partieaussi légèrement ; la longue série de combatssoutenus depuis son départ de Moscou , jusqu’aupied de Montmartre, suffit pour le prouver. —Mais comment aurait-il fait partager ses senti-ments à toute la France , lorsque le gouverne-ment même venait lui déclarer qu’il fallait ab-diquer une seconde fois? Sans le concours dupays que pouvait-il faire ? Si Napoléon avait faitle sacrifice de son trône à Fontainebleau , alorsqu’il avait plus de titres au dévouement de la na-tion et que l’ennemi était moins redoutable,pouvait-il le refuser aujourd’hui qu’il ne s’agis-sait plus que de lui et de son intérêt privé?Pouvait-il consentir au bouleversement social etau ravage de la France pour satisfaire sa vanitémilitaire?. . . Non. . . Sa résignation, loin d’êtreun acte de découragement, fut digne du restede sa vie.
Décidé à se rendre en Amérique , Napoléonespérait que les alliés se contenteraient de l’otagequ’il allait mettre à leur discrétion, et qu’ils lais-seraient la couronne sur la tête du fils de Marie-