NOTICE
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Après avoir fait tout ce qui était en mon pouvoirpour éclaircir les événements du 1 5 et de la nuit, ilme reste à pénétrer les mystères de la matinée du 16,et, dès mon début, je me trouve en présence d’unecirconstance assez grave.
Le livre IX de Sainte-Hélène prétend que le ma-réchal Ney reçut dans la nuit l’ordre de se portervivement sur Quatre-Bras, et affirme en même tempsque cet ordre lui fut porté par l’aide de camp gé-néral Flahaut (page 88). Or, votre brochure donneune lettre de ce général, affirmant que l’ordre enquestion lui fut dicté entre huit et neuf heures dumatin, ce qui, au mois de juin, est bien loin de lanuit. A la vérité, le général Flahaut dit aussi quecette dictée eut lieu de bonne heure, expression quim’a étonné, car, à cette époque de l’année, huit etneuf heures ne sont pas de bonne heure.
J’ai exposé plus haut comment on pouvait tirer desexpressions mêmes de cette dépêche l’induction qu’ellecontenait le premier ordre formel d’aller occuper lesQuatre-Bras. Une seule circonstance pourrait faireinterpréter autrement les faits que je viens de citer :ce serait celle que rapportent les écrits de Sainte-Hélène (page go du livre IX) : « M. le maréchal Ney« aurait suspendu une seconde fois son mouvement«sur Quatre-Bras, parce qu’il avait appris que la« jonction des deux armées ennemies était opérée, et« qu’il pensait que cela pouvait changer les détermi-« nations de l’Empereur dont il demandait les ordres. »
Nous trouvons, en effet, à la page 5 7 de votrebrochure, que le général Reille alla voir le maréchalà sept heures du matin, et que celui-ci lui dit qu’ilattendait des ordres de l’Empereur, auquel il rendaitcompte de sa position.
Il est probable que ce fait est le même que celuimentionné plus haut ; mais il est exprimé de tellemanière que l’on ne saurait rien en conclure ni enfaveur du maréchal ni contre lui, car le rapport pa-