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amèneraient de nouvelles combinaisons le lendemain.D’ailleurs, pour rassembler les troupes un peu éparsesde la gauche, il fallait bien que le corps d’Erlon reçûtces ordres .avant le jour. Tout consiste donc à savoirce qui fut dit et fait dans la conférence de la nuit.
3° Quant à la journée du 16, les deux ordres ex-pédiés de Charleroi entre sept et neuf heures, runpar le maréchal Soult, et l’autre par Napoléon lui-même, semblent avoir été en effet la première con-firmation du mouvement prescrit, dit-on, le 15 ausoir. L’une et l’autre de ces dépêches paraissent avoirprécédé la réception des renseignements donnés parGrouchv sur l’arrivée de grandes masses prussiennesvers Ligny. Ce qui est étonnant, c’est qu’un ordreconçu sans doute par Napoléon vers six heures dumatin ne soit arrivé à Frasne qu’à onze heures, etn’ait reçu un commencement d’exécution qu’aprèsmidi (1).
4" Il est donc incontestable que tout l’espace detemps, depuis cinq heures du matin jusqu’à midi, nefut point mis à profit d’une manière convenable, et,selon moi, tout le monde contribua un peu à cettefaute; car il y eut retard dans la résolution définitiveet lenteur dans la transmission des ordres commedans l’exécution.
5° Quoi qu’il en soit, à midi la question changeentièrement de face; on se trouve en présence de90 mille Prussiens; l’intérêt tout stratégique de l’oc-cupation de Quatre-Bras ne devient plus alors qu’unintérêt secondaire, devant l’avantage tactique d’avoir
(1) Pour admettre tous les récits de Sainte-Hélène et les bienconcevoir, il faudrait i° que le maréchal Ney eût reçu l’ordreverbal et pressant d’aller aux Quatre-Bras le i5 au soir 4 2 0 qu’ilen eût reçu de nouveau l’injonction formelle dans la nuit, c’est-à-dire, dans l’entrevue; 3° qu’il eût, dès sept heures, déclaré dansson rapport qu’il suspendait de nouveau l’exécution à cause dela jonction des deux armées ennemies; mais le contenu des lettresportées par Flahaut ou envoyées par le maréchal Soult, est réel-lement peu d’accord avec cette supposition.