NOTICE IMPORTANTE.
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de la présence de toute l’armée prussienne versLigny :il devait en conclure que la gauche serait appelée aprendre part à l’attaque de cette armée, et que ce se-rait un malheur si après de tels renseignements il s'en-gageait sur la route de Genape quand il faudrait serabattre à droite vers Bry. Ce raisonnement était plusque logique, il était fondé sur les lois de la grande tac-tique , et l’Empereur lui-même, s’il eût été présent aGosselies à la réception des renseignements donnéspar le général Girard , n’aurait pas agi autrement queReille. Il faut ajouter encore que les ordres de l’Empe-reur étaient adressés au maréchal Ney, et que c’étaitde celui-ci qu’il devait attendre la décision délinitive dumouvement qu’il s’agirait de faire.
Du reste, ce retard eut une faible influence sur lamarche des affaires ; il n’eut de résultat que sur la pre-mière période du combat des Quatre-Bras entre 2 eth heures. Si Reille, suivi plus tard par d’Erlon, fûtarrivé sur ce point à midi, il est probable que le princed’Orange en eût été délogé avantl’arrivée de Wellingtonet des Anglais venant de Bruxelles ou de Nivelles : le ma-réchal Ney, au lieu d’être repoussé et forcé à la retraitesurFrasne, se fût maintenu; mais c’était là tout ce qu’onpouvait espérer de lui, puisque vers le soir il aurait euplus de 40,000 hommes sur les bras. Il n’aurait pumême conserver ce poste que dans la supposition oùd’Erlon eût été avec lui, en sorte que cela n’eût pasdonné un homme de plus pour combattre l’arméeprussienne : le maréchal eût repoussé Wellington auliëu d’être repoussé par lui; voilà tout.
La bataille de Ligny ne pouvait donc avoir des suitesdécisives qu’en y portant tout ou moitié de l’aile gau-che ; et pour obtenir ce résultat, le moyen le plus sûrétait de faire ce que voulut sans doute faire Reille :arrêter la gauche derrière le ruisseau de Pont-à-Mique-loup, entre Gosselies et Frasne, pour en diriger uneforte partie droit à Bry sur le flanc des Prussiens.