du général Rapp. ol
officiers qui s’adressaient a lui sans le connaître:„Vous voyez devant vous le malheureux Mack !“J’étais a Elchingen avec les généraux Mouton et Bertrand lorsqu'il vint rendre ses hommagesa Napoléon. ,,Je me flatte, Messieurs, nous,,dit-il en traversant le salon de l’aide-de-camp,,de service, que vous ne cessez pas de me,,regarder comme un brave homme, quoique,,j’aie été obligé de capituler avec des forces,,aussi considérables. Il était difficile de résister„aux manoeuvres de votre empereur ; ses combi-naisons m’ont perdu.“
Napoléon, plein de joie d’une aussi bonneaffaire, envoya le général Bertrand vérifier lesétats de situation de l’armée qui se trouvaitdans Ulm. Il vint rendre compte qu’il y avait21,000 hommes ; l’empereur ne pouvait le croire.,,Vous parlez leur langue, me dit-il, allez voir,,ce qui en est.“ J’allai, je questionnai leschefs de corps, les généraux, les soldats; etje trouvai, d’après ces renseignements, que la
K lace renfermait vingt-six mille combattants.
apoléon me répondit que j’étais un fou, quecela ne se pouvait pas. Effectivement quandcette armée défila devant nous, elle comptaittrente-trois mille hommes, comme le dit M. deSégur, dix-neuf généraux, une cavalerie etune artillerie superbes.
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