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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

CHAPITRE VII

Nous n’avions pas pu enfermer tous les Au-trichiens dans Ulm. Werneek s’était échappépar Heydenheim, l’archiduc courait après.Tous deux fuyaient à tour de route: mais lesort avait prononcé; on n’appelle pas de sesdécisions. Napoléon, prévenu au milieu de lanuit qu’ils gagnent Albeck, mande aussitôtle grand-duc. ,,IJne division, lui dit-il, est,,sortie de la place et menace nos derrières.,,Suivez, prenez, dissipess-la. Que pas un n’é-„chappe. £ ‘ La pluie tombait par torrents, leschemins étaient affreux : mais la victoire faitoublier les fatigues ! On allait, on courait, onne songeait qu’a vaincre. Murat joint l’ennemi,l’attaque et le culbute. Il le presse, le poussedans sa fuite; pendant deux lieus il ne luilaisse pas le reprendre haleine. Des niassesoccupaient Erbreetingen avec du canon. Lanuit était close, nos chevaux exténués. Nousfinies halte. Le 9 e léger arriva sur les dixheures. Nous marchâmes en avant. L’attaquerecommença ;j village , artillerie, caissons , toutfut enlevé. Le général Odonel cherchait a faireferme avec son arrière-garde; un maréchal-des-logis l’apperçoit, le blesse et le prend. Ilétait*minuit; la troupe tombait de lassitude.Nous ne poussâmes pas plus loin nos succès.

L’ennemi fuyait en toute hâte sur Nordlin-gen, où nous avions de l’artillerie et des dérpots. Il était important de le prévenir. Murat

détacha