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Mémoires
restait-il quelques milliers de malheureux dis-persés dans les bois.
Cependant le général Klein persistait dansses réclamations : Werneck lui-même insistaitsur la foi jurée. Ils exigeaient que les officielscompris dans la capitulation vinssent se con-stituer prisonniers. Le général français adressases plaintes h l’archiduc, ou, en son absence,au général commandant l’armée autrichienne;mais le désordre était tel, que le parlementairefut obligé de courir jusqu’au fond de la Bohêmepour trouver un officier qui pût recevoir sesdépêches. La réponse se rit long-temps atten-dre : elle arriva enfin. C’était une lettre dugénéral Kollowrad, qui lui transmettait lacorrespondance qui suit:
An lieutenant-général de sa majesté impériale et royale,comte de Hohenzollern.
„Monsieur le lieutenant-général,
,, Vous m’avez soumis la lettre du lieutenant-,,général Werneck . Je vous répondrai que,,,selon les lois de la guerre et les droits des,,nations, je trouve très illégales les prétentions,,du général français ,
,,En conséquence, je déclare que vous et,,les troupes avec lesquelles vous êtes rentré,,ne pouvez être compris dans la capitulation.„Je vous ordonne donc, ainsi qu’a elles, de«continuer a servir comme auparavant.“ '
Signé , Febdiwapîd.
Et plus bas , Mobvat.h,major et aide-de-camp.
Egra, le 2,3 octobre îtJoô,