du général Rapp. * 37
Au moyen de cette pièce la capitulationn’étiat pas une capitulation. Hohenaollern fu-yait sans forfaire a l’honneur. Il s’étonnaitqu’on voulût lui faire rendre en masse dessoldats qu’il perdait aussi bien en détail. Salettre était curieuse; la voici:
AM. le feld-maréchal baron de Wemecb.
„Mon très cher camarade ,
,,Je ne puis vous cacher ma surprice sur la,,proposition de me rendre avec la cavalerie,,qui était de votre corps. Lorsque je vous ai,,quitté, vous aviesi refusé toute capitulation,„en ma présence, et pour moi; je pensais au,,moyen de ramener, coûte qui coûte, la ca-valerie a l’armee, si vous, avec l’infanterie,,,ne pouviez vous tirer d’affaire. J’ai essayé,,,j’ai réussi. Je ne conçois pas de quel droit,,je pourrais être prisonnier de guerre, n’ayant,,pas été présent a vos arrangements, auxquels„jamais, par ma personne, je n’aurais pu me,,prêter. Maintenant que depuis hier je suis,,séparé de vous, il ne m’appartient plus de,,remplir vos ordres: je les reçois de son al-tesse royale notre général en chef.
,,J’ai l’honneur d’être votre très humble et,,très obéissant serviteur.“
Signé, le lieutenant-général de Hohekzollebn,conseiller intime.
Napoléon était content de lui, de l’armée,de tout le monde. Il nous témoigna sa satis-faction par la proclamation qui suit: