49
du gênerai Rapp.
Nous arrivâmes a Austerlitz* Les Russes avaient des forces supérieures aux nôtres; ilsavaient replié nos avant-gardes et nous cro-yaient déjà vaincus* I/action s’engagea ; mais,au lieu de ces succès faciles que leur gardeseule devait obtenir, il trouvèrent partout unerésistance opiniâtre* Il était déjà une heure,et la bataille était loin de se décider poureux* Ils résolurent de tenter au centre undernier effort. La garde impériale se déploya ;infanterie , cavalerie , artillerie, marchèrentsur le pont sans que Napoléon aperçût ce mou-vement, que lui dérobaient les accidents duterrain. Un feu de mousqueterie se fit bien-tôt entendre, c’était une brigade commandéepar le général Schinner que les Russes enfon-çaient. Napoléon m’ordonna de prendre lesMamelouks, deux escadrons de chasseurs, unde grenadiers de la garde , et de me porteren avant pour reconnaître l'état des choses.Je partis au galop, et n’étais pas a une portéede canon que j’apperçus le désastre. La cava-lerie était au milieu de nos carrés, et sabraitnos soldats. Un peu en arrière nous discer-nions les masses a pied et a cheval qui for-maient la réserve. L’ennemi lâcha prise etaccourut a ma rencontre. Quatre pièces d’ar-tillerie arrivèrent au galop et se mirent enbatterie. Je m’avançai en bon ordre; j’avais ama gauche le brave colonel Morland , et legénéral Dallemagne a ma droite. ,,Voyez-,,vous, dis-je a ma troupe, nos frères, nos amis„qu’on foule aux pieds : vengeons-les, ven-,,geons nos drapeaux.“ Nous nous précipitâ-mes sur l’artillerie , qui fut enlevée* La cava-
4