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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Ilapj). V)

sait affectioner ce pays ; je refusai, je «avaispas d’ordre : elle le chargea de me transmettreses plaintes. Elles étaient amères.

je partis pour Wesel . Je devais examinerles dispositions du pays. Nos troupes l’occu-paient déjà.

A mon retour, je rendis compte a Napoléonde ce que j’avais vu et entendu. Je ne lui cachairien. Je lui parlai surtout en faveur du pauvrepays de Darmstadt ; mais il était outré contre laduchesse. Elle avait écrit auroi de Bavière unelettre terrible, au sujet de la mésallience de sanièce Auguste avec le prince Eugène. Entreautres expressions outrageantes se trouvait cellede horrible mariage. L’empereur,' qui croyaitque la gloire d’avoir fait de grandes choses va-lait bien l’avantage de descendre de ceux quipeut-être n’en avaient pas faites, ne lui pardon-nait pas ses préventions féodales. Il fut' sur lepoint de lui ôter ses états ; mais Maximilienintercéda pour elle; elle en fut quitte pour uneoccupation de quelques mois ; c’est-à-dire queson peuple expia les forts de sa vanité.

Il n’y avait pas quinze jours que j’étais ren-tré. La cour était a Saint-Cloud , et Napoléonassistait au spectacle; au milieu de la pièce,il reçut une dépêche du grand-duché de Berg.Il l’ouvrit. C’était des détachements prussiensqui avaient attaqué nos troupes. ,, Je vois bien,„me dit-il, qu’ils veulent absolument en tâter ;,,montez a cheval, et allez chercher le grand--duc a Neuilly .“ Murat connaissait déjà l’af-faire ; il vint aussitôt. Napoléon s’entretint unmoment avec lui, et me donna ordre le lende-main cl’aller prendre le commandement de la