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Mémoires
manda qu’on travaillait a réparer cette cita-delle, qu’elle serait bientôt en état. Napoléon fut étonné que les Prussiens ne s’en fussent pasrendus maîtres. ,,Quel motif les arrêtait, puis-qu'ils voulaient absolument la guerre? Lesdifficultés! il n’y avait ni approvisionnements,,ni artillerie ; l’entreprise n’était pas au-dessus,,de leur courage. Ne la jugaient-ils pas assez, .importante pour s'essayer ? (Je fort commande,,trois grands débouchés; mais ces Messieurs se,,soucient peu des positions, ils se réservent„pour les grands coups ; nous les servirons a„souhait.“
Il recevait a chaque instant des nouvelles del’armée prussienne. Ruchel, Blücher , le ducde Brunswick, étaient impatients de commen-cer la guerre, et le prince Louis encore plus.Il hâtait, il pressait les hostilités, il craignaitde laisser échapper l’occasion. C’était, du reste,un homme plein de courage et de capacité ;tous les rapports s’accordaient a cet égard. Na-poléon, a qui cette pétulance ne déplaisaitpas,s’entretenait un soir avec nous des générauxennemis. Quelqu’un prononçale nom du prince.,,Quant a celui-là, dit-il, je lui prédis qu’il,,sera tué cette campagne.“ Qui aurait cru quela prédiction dût se véritier si vite ?
La Prusse s’était enfin expliquée. Elle exi-geait que nous abandonnassions nos conquêtes,et nous menaçait de toute sa colère si nouspersistions a ne pas évacuer l’Allemagne , sinous ne repassions pas le Rhin . La prétentionétait modeste et bien digne de ceux qui l’éle-vaient. Napoléon n’acheva pas, il jeta la pièce,de dédain: ,,Se croit-il en Campagne? veut-il